Des chiens, assistants de thérapie
Publié il y a 0 jours
26.06.2026
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Dans les couloirs et les salles de consultation du CHUV, il est désormais courant de croiser des chiens. Équipés de leur harnais attitré, Jam et Mary ne sont pas de simples accompagnant-es. Ces deux labradors font partie du corps médical, dans le cadre de thérapies assistées par animal (TAA). Le duo composé de Jam et Mélanie Lanz, psychologue adjointe au CHUV est spécialisé en psychiatrie tandis que Mary et Laurence Gani Janssen, psychiatre adjointe au CHUV, interviennent en hématologie-oncologie pédiatrique.
«Ces chiens agissent comme de véritables catalyseurs, explique Mélanie Lanz, la TAA est pensée pour assister les thérapies classiques. Le contact avec un animal a un effet bénéfique sur le moral des patient-es, facilitant ainsi les traitements et améliorant leur efficacité.» La pédopsychiatre et psychothérapeute Laurence Gani Janssen observe également des effets bénéfiques auprès de ses jeunes patient-es grâce à la TAA. «La présence de l’animal permet de surpasser certains blocages et d’aborder des sujets parfois lourds.»
Il n’existe pas encore de certification officielle pour la TAA. Cependant, Jam et Mary, viennent de différents élevages spécialisés et ont suivi plusieurs formations en duo avec leurs propriétaires. «Jam était meilleur dans l’affectif, le relationnel que dans l’assistance pure, tel que ramasser un objet ou ouvrir une porte par exemple. Durant la formation, nous avons développé ses qualités naturelles qui s’avèrent aujourd’hui très utiles.»
Une attention particulière est apportée à ces médecins d’un nouveau genre afin de les préserver. Ils réalisent deux à trois entretiens par jours, profitent de longues pauses pour aller se balader ainsi qu’un moment de décompression une fois la journée terminée avant de rentrer et poser la blouse pour enfiler leur habit de chien familial.