Une étude menée par le Service de médecine interne du CHUV, dans le cadre de la cohorte lausannoise CoLaus|PsyCoLaus, a investigué les liens entre activité physique, dépenses de santé et choix de franchise dans l’assurance obligatoire des soins (ou assurance de base).
Conduite par Sacha Casso dans le cadre de son travail de Master et les professeurs Peter Vollenweider et Pedro Marques-Vidal, cette étude repose sur des données objectives rarement disponibles. Chez 360 participant-es, le taux d’activité physique a été mesuré grâce à un accéléromètre pendant au moins une semaine, tandis que les dépenses de santé ont été obtenues directement auprès des assureurs, avec l’accord des participant-es.
Les résultats montrent qu’un niveau d’activité physique plus élevé est associé à des dépenses de santé annuelles plus faibles. Les personnes pratiquant plus de 150 minutes par semaine d’activité physique (correspondant aux recommandations de l’OMS) ont des dépenses médianes annuelles de 1’987 CHF contre 4’118 CHF chez les personnes moins actives.
Les chercheurs constatent également une différence entre les hommes et les femmes : chez les femmes, chaque augmentation de 30 minutes d’activité physique hebdomadaire est associée à une réduction d’environ 10% des dépenses de santé. Cette association n’est pas observée chez les hommes.
En revanche, aucune association directe n’a été mise en évidence entre le taux d’activité physique et le choix de la franchise. Ce paramètre semble davantage influencé par d’autres facteurs comme l’âge, l'indice de masse corporelle ou le sexe.
Enfin, l’étude confirme que les personnes ayant opté pour une franchise plus basse tendent à avoir des dépenses de santé plus élevées.